LA SOLIDARITÉ RÉGIONALE S’EXPRIME HAUT ET FORT

C’est d’une seule voix que les élus, les leaders et les groupes communautaires de la région des Laurentides interpellent le premier ministre Stephen Harper et le parlement canadien afin qu’ils posent un geste significatif et efficace pour contrer la récession en adoptant des mesures appropriées pour venir en aide aux chômeurs et chômeuses de la région.

La conférence de presse du 11 mai dernier à Saint-Jérôme a réuni les représentants syndicaux de la FTQ et de la CSN, plusieurs groupes signataires dont le Collectif pour un Québec sans pauvreté, le Regroupement des femmes des Laurentides, le Groupe d’aide et d’information sur le harcèlement au travail, Inter-Actif, etc.… Luc Desnoyers du Bloc Québécois et Gilles Robert du Parti Québécois avaient uni leurs voix à la Conférence régionale des élus des Laurentides qui représente les 75 municipalités et les 8 MRC de la région.

Unanimement, ils ont endossé la déclaration Sortir de la crise ensemble! Et ont dénoncé le taux de chômage croissant (9,4%) dans la région. Les mesures réclamées par le regroupement pour contrer l’appauvrissement des personnes sans emploi et bonifier le programme d’assurance-emploi sont :

►Une plus grande accessibilité au programme en ayant un critère unique d’admissibilité (360 heures) pour toutes les régions. Actuellement, moins d’un travailleur sur deux, ayant cotisé à l’assurance-emploi, est admissible aux prestations.

►L’augmentation du taux des prestations en permettant un calcul basé sur la moyenne des 12 meilleures semaines de la dernière année, au taux de 60% du salaire.

►L’abolition du délai de carence, ce délai de 2 semaines sans prestations qui est assimilé à une pénalité comme si le prestataire était coupable d’être devenu chômeur!

►L’assurance d’une sécurité du revenu pour les travailleuses et travailleurs âgés. Plusieurs travailleuses et travailleurs âgés qui perdent leur emploi n’arriveront plus jamais à réintégrer le marché du travail. Une passerelle pour se rendre à la retraite est indispensable.

« Ce sont les meilleures mesures d’aide pour éviter que la récession ne se propage plus largement, car ces prestations sont rapidement réinjectées dans l’économie locale parce qu’elles sont dépensées pour nourrir la famille, payer les factures, vêtir les enfants, etc. » estiment mesdames Johanne Deschamps, conseillère régionale de la FTQ Laurentides Lanaudière et Louise Jetté, présidente du Conseil central des Laurentides.