Envie de vous impliquer ?

Crédit photo : Réjean Bellemare

Technicien chez Bell Solutions Techniques (BST), Daniel Cadotte est délégué syndical de sa section locale d’Unifor et président du comité d’action socio-économique et politique

(CASEP) du conseil régional de la FTQ Laurentides-Lanaudière (FTQ-LL).

Le Monde ouvrier l’a rencontré pour connaître l’histoire et la mission de ce comité unique en son genre.

Monde ouvrier (M.O.)

Comment fut créé le CASEP ?

Daniel Cadotte (D.C.) – Le CASEP est né de la fusion du comité d’action politique et de celui du développement économique.

Parce que la complémentarité entre notre implication économique et politique était évidente.

M.O. Qui compose le CASEP et à quelle fréquencese réunit-il ?

D.C. – Il est composé de militants et militantes en provenance de syndicats affiliés à la FTQ-LL. Parmi ceux-ci, nous avons toujours pu compter sur la présence de quelques membres de l’Association des syndicalistes à la retraite (ASRFTQ-LL). Le conseiller régional de la FTQ agit à titre de personne-ressource pour le comité. On se réunit environ trois fois par année.

M.O. Quelles actions ou activités sont mises sur pied par le comité ?

D.C. – La principale activité du comité consiste à organiser, en collaboration avec le service d’éducation de la FTQ et la Fondation de la formation économique du Fonds de solidarité, deux journées annuelles d’information socio-économique pour les membres de la FTQ-LL.

Ces militants et militantes représentent la FTQ-LL au sein d’organismes comme les Fonds locaux de solidarité,les Fonds régionaux de solidarité, les tables des partenaires du marché du travail (CRPMT) et divers autres organismes locaux et régionaux. Certains participants sont aussi impliqués en politique (municipale,provinciale ou fédérale).

M.O. Quels sont les thèmes abordés lors de ces rencontres ?

D.C. – Un des rôles des conseils régionaux de la

FTQ est de former nos représentants et nos représentantes, non pas uniquement dans leurs fonctions syndicales, mais aussi sur les enjeux du développement local et régional. Au cours des dernières années, divers sujets, dont l’économie sociale, les entreprises coopératives et la mondialisation des marchés, ont été abordés. Ces formations sont complémentaires à la formation financière offerte par les fonds locaux aux représentants syndicaux de la FTQ.

M.O. Comment le comité s’acquitte-t-il de son mandat politique ?

D.C. – Le comité informe et mobilise les membres sur les grandes campagnes nationales de la FTQ, comme celles sur le salaire minimum à 15 $ et les régimes de retraite. Nous avons aussi tenu des rencontres pour encourager les membres de la FTQ-LL à faire de l’action politique.

Plusieurs de nos membres ont d’ailleurs été candidats dans le passé et quelques-uns sont aujourd’hui conseillers municipaux ou commissaires scolaires.

Lors de la dernière campagne électorale fédérale, le CASEP a proposé à

la FTQ-LL d’organiser un débat pour présenter les différents programmes politiques des principaux partis. Cette rencontre fut un succès que nous nous proposons de répéter.

En 2012, bien avant les débats actuels, la FTQ-LL a organisé une rencontre sur l’intégration des personnes immigrantes dans les milieux de vie et de travail.

Cela a permis de discuter des obstacles en milieu de travail et d’échanger sur cette réalité dans un contexte syndical et de solidarité.

M.O. La FTQ-LL semble être de l’école qui veut que le monde syndical doive s’impliquer en politique.

D.C. – Sans vouloir mettre de l’avant un vieux cliché, « si tu ne t’occupes pas de la politique, elle s’occupera de toi », la politique est dans tout. Que ce soit le développement économique, la place du mouvement syndical dans la société ou encore la santé-sécurité au travail, les décisions prises par nos politiciens influencent tous les aspects de notre vie. Nous devons être vigilants et nous assurer que ces décisions sont prises à l’avantage du plus grand nombre et non seulement des mieux nantis.

M.O. Comment vois-tu l’avenir du CASEP à la

FTQ-LL ?

D.C. – Je crois que le CASEP continuera d’exercer sa mission d’éducation de nos militants et militantes que ce soit sur le plan politique ou économique. Pour ma part, je remercie les membres de la FTQ-LL de me permettre un tel apport à la vie syndicale régionale.

Texte paru dans Le Monde ouvrier, no 122, page 6.